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Zoom sur la création d'une période d'essai légale pour les CDI
- Par Valérie SCHNEIDER-MACOU
- Publié 13/10/2008
- Droit du travail
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Valérie SCHNEIDER-MACOU
Me. Valérie Schneider-Macou, Co-fondatrice, RCS & Associés
vsm@rcs-associes.com
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Dorénavant, la période d’essai doit être expressément mentionnée dans la lettre
d’engagement ou dans le contrat de travail (article L
La durée maximale de
l’essai :
La
période d’essai dure au maximum
(article L
- 2 mois pour les employés et les ouvriers (4 mois si
renouvellement prévu par un accord de branche étendu et par la lettre
d’embauche),
- 3 mois pour les agents de maîtrise et les techniciens (6
mois si renouvellement),
- 4 mois pour les cadres (8 mois si renouvellement)
Ces maxima ont un caractère impératif, sous réserve de
(article L
Durées plus longues fixées par les accords de branche
conclus antérieurement à la publication de la loi qui continuent de s’appliquer
sans limitation de durée ;
Durées plus courtes fixées par des accords collectifs
conclus après la publication de la loi,
Durées plus courtes fixées par des accords collectifs
conclus avant la publication de la loi et qui continueront à s’appliquer
jusqu’au
En cas d’embauche dans l’entreprise après un stage de fin
d’études, la durée de la période de stage est déduite de la période d’essai
sans que cette soustraction puisse avoir pour effet de réduire la période
d’essai de plus de la moitié et sauf accord collectif plus favorable au salarié
(article L
L’instauration
d’un délai de prévenance :
Enfin, le législateur impose désormais un délai de prévenance en cas de résiliation
du contrat de travail pendant la période d’essai.
L’employeur doit respecter les délais suivants (article L
- 24h00, en deçà de 8 jours de présence,
- 48h00, de 8 jours à 1 mois de présence,
- 2 semaines, après 1 mois de présence,
- 1 mois, après 3 mois de présence.
Le salarié est quant à lui tenu de respecter un délai de
48 heures, ramené à 24 heures s’il a moins de 8 jours de présence dans
l’entreprise (L
Cette disposition nouvelle va indéniablement dans
l’intérêt des PME car elle permet aux employeurs de bénéficier d’un délai plus
long pour apprécier le bien fondé de leur choix.
En revanche, il est dommage que la loi soit taisante sur
la nécessité ou non de respecter un certain formalisme en cas de renouvellement
de la période d’essai. Il est donc préférable d’obtenir l’accord du salarié en
lui faisant signer un avenant avant le terme de la période d’essai initiale.
De même, la loi n’indique pas les éventuelles sanctions
qui pourraient être infligées à un employeur qui ne respecterait pas le délai
de prévenance en cas de résiliation du contrat de travail pendant la période
d’essai. Le cas échéant, celui-ci serait certainement passible de dommages et
intérêts pour rupture abusive.
Il convient également d’être particulièrement vigilant sur
le risque d’une rupture tardive de la période d’essai qui aurait pour effet,
après imputation du délai de prévenance, de rompre le contrat de travail après
le terme de la période d’essai.
Les juridictions saisies d’un tel litige pourraient
considérer qu’il s’agit là d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse.
1 Response to "Zoom sur la création d'une période d'essai légale pour les CDI" 
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a écrit le 27 May 2009 2:45:23 AM EDT
Je suis actuellement en cdi dans une entreprise de défiscalisation. J'ai été embauchée le 02 février avec période d'essai de 3 mois suivie d'une période probatoire de 3 mois sans changement de fonction puisque c'est un nouveau job. Ai-je un préavis à respecter si je veux rompre ce contrat ?
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